Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans mon univers ! J'espère que vous vous y sentirez bien. Les mots sont pour moi un tremplin, un prétexte pour aller vers vous. Merci !

Les deux débuts de mes nouvelles éditées prochainement par

Édilivre Édition.

La première, " Délivrance " est un plaidoyer contre la peine de mort, une histoire où se mêlent réalité et science fiction. L'action se passe aux États-Unis au Texas.

La seconde, " Ultime confession " est le récit d'une longue descente aux enfers d'un nain, clown dans un cirque, hanté par le corps et la beauté d'une femme. Son obsession  le conduira aux pires extrémités.


Il s'agit-là de mes deux premières nouvelles éditées par cette jeune maison d'édition parisienne qu'est Edilivre. Vos réactions m'intéressent au plus haut point ! Je vous remercie beaucoup ! Jean-Michel B.


 

Début de ma nouvelle délivrance.


Quelque part dans l'espace...

L'assemblée s'était réunie comme d'habitude autour de la table des lumières. Chaque membre avait été choisi en fonction de son niveau de compétence obtenue lors de ses différentes formations. Il y avait là des entités fabuleuses, des êtres proches de la perfection. Cependant, nul d'entre eux n'avait encore atteint le degré de sagesse suprême synonyme d'accession au niveau supérieur final, celui de la plénitude. Quiconque atteignait ce stade était assuré d'échapper à toute nouvelle expérience et de pouvoir faire partie du domaine des âmes essentielles. Pour cela, il fallait prouver son efficacité et ne jamais échouer, ne serait-ce qu'une fois. La mission de ces créatures, hors du temps et de l'espace des hommes, consistait à améliorer le sort des habitants sur les planètes qu'ils avaient découvertes lors de leurs multiples pérégrinations dans le cosmos et au-delà. Il y avait bien longtemps de cela, elles avaient passé des siècles à détecter toutes les formes de vie existantes. Elles avaient recensé des milliards de planètes habitées. Elles avaient étudié l'histoire incroyable de tous ces peuples aussi différents dans leur apparence que dans leur culture. Elles s'étaient nourries de leurs expériences, de leurs connaissances. Elles s'étaient vite rendu compte de leur avance technologique et scientifique. Elles avaient, un jour, décidé que leurs multiples pouvoirs sur les choses et les êtres devaient être mis au service de ceux qui souffraient. En effet, ces créatures ne pouvaient supporter la douleur qu'elle soit physique ou mentale. Certains volontaires étaient donc envoyés sur des bases à des millions d'années lumière de leur planète mère pour tester leur pouvoir télépathique. Si tout se passait bien, ils subiraient encore d'autres épreuves dans d'autres galaxies, fiers d'accomplir leur devoir philanthropique.

 L'accession à la plénitude passait impérativement par ce challenge que ces créatures s'imposaient. Le domaine des âmes essentielles se composait uniquement de créatures qui avaient brillamment réussi toutes les épreuves. Ces âmes goûtaient au plaisir insatiable de se cultiver éternellement, loin de toute contrainte matérielle. Elles n'avaient plus rien à prouver, mais atteindre ce stade de la plénitude pouvait prendre plusieurs siècles. Cela n'avait pas d'importance, elles n'avaient pas la même approche du temps et de l'espace que les terriens par exemple. Ceux qui échouaient poursuivaient tranquillement leurs voyages dans l'espace infini. L'aspect de ces créatures ne pouvait être décrit par le langage des humains. On pouvait néanmoins parler de force énergétique comme des rayons de lumière rassemblés formant un nuage sans forme particulière. Les membres de ce tribunal extraordinaire se réunissaient à la fin de chaque mois pour examiner la table des lumières. Celle-ci était un objet insolite sans pieds, sans forme évidente, translucide. Elle flottait à quelques mètres d'un sol opaque et moelleux enceint par des parois gazeuses et colorées. D'innombrables petits points lumineux multicolores telles des têtes d'épingle affamées, clignotaient comme les yeux de papillons curieux et surpris. Les douze membres de l'assemblée tanguaient, à peine, eux aussi, dans cet espace intemporel. Ils flottaient comme des bulles de savon fragiles de part et d'autre de la table. Nous étions dans un monde mirifique, bien au-delà de notre système solaire, des hommes et de Dieu.

 

Texas, Etats-Unis. Lundi 20 mars 2000,17h15. Cellule du matricule 12457, Jerzy Sullivan.

Jerzy pouvait à peine entendre les clameurs de la foule en colère à quelques hectomètres seulement de sa cellule. Des caméras de télévision du monde entier braquaient leurs objectifs indécents sur le décor concentrationnaire ambiant. Des policiers armés jusqu'aux dents surveillaient tous ces intrus comme des mouches qu'ils auraient bien voulu écraser.

 - Justice ! criaient les uns.

- Assassins ! hurlaient les autres.

 D'immenses banderoles écrites dans toutes les langues dominaient cet essaim d'hommes et de femmes réunis comme une ultime prière aux portes de l'enfer. On pouvait y lire une kyrielle de revendications concernant la révision immédiate du procès de Jerzy, des appels à la clémence au gouverneur du Texas. Il avait encore, lui seul, le pouvoir de tout stopper, celui aussi de différer l'exécution capitale imminente du condamné, et celui enfin de relancer à nouveau l'enquête sur cette affaire de meurtre jugée à la va-vite comme si l'on avait besoin d'un bouc émissaire, Jerzy Sullivan en l'occurrence.


À suivre...

Début de ma nouvelle " Ultime confession "

Un jour, il faut bien faire le bilan de sa vie comme si on sentait sa fin imminente. Pourtant, je n'aime pas juger mes actes. Je sais pertinemment que cette introspection va être douloureuse puisque j'ai décidé qu'elle sera sincère. J'ai accepté d'être mon propre miroir. J'ai accepté de vous dire la vérité, rien que ma vérité comme si j'étais l'accusé dans un tribunal où l'humanité scruterait le moindre de mes gestes, disséquerait mon discours pour mieux épouser mes pensées et devenir moi-même. Je suis votre conscience. Je suis Vous ! Vous êtes Moi !

J'ai toujours vécu dans le Nord de la France, de Dunkerque en passant par Valenciennes ou Lille, mais aussi à Bavay et à Boulogne. Le Nord de la France a toujours été mon territoire de chasse favori.

Qu'ai-je fait d'aussi grave pour m'abandonner ainsi à votre jugement ? Pourquoi, la nécessité d'écrire, de me livrer ainsi à vous ? Pourquoi ce besoin de confession ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Avant tout, je vais vous demander de me croire ! Oh ! Je sais ! Ce qui va suivre risque de vous surprendre, de vous déboussoler tant mon témoignage est incroyable. Certains n'iront pas plus loin que la première page, incapables de croire à mon histoire, au récit de ma vie. Pour ceux-là, il n’y a rien à faire. Il n'y aura jamais rien à faire !

J’ai peu de ne pas être à la hauteur ! Je ne suis pas écrivain. Je vous demande donc d'être indulgent avec mon écriture. Mais, assez de tergiversations, entrons vite dans le vif du sujet !

J'ai vécu dans le corps et l'âme d'une femme une partie de mon existence ! Oui, oui, vous avez bien lu ! J'ai déménagé plusieurs fois et certaines maisons bourgeoises doivent encore garder en elles l'empreinte de mon âme, l'odeur de mon corps comme celle d'un fantôme meurtri.

La nature ne m'a pas gâté et si " Elephant man " rejaillissait de ses cendres, il se sentirait sans doute Apollon à côté de ce débris humain qui tente d'implorer votre pardon. Plus nain que le plus petit des nains, mon visage ne ressemble pas non plus à quelque chose d'humain. En fait, je pense que je n'ai jamais eu ni visage ni taille. Je ne suis qu'une apparence difforme, un vermisseau, une larve grotesque, une énigmatique preuve de l'absurdité humaine.

Je n'ai jamais connu mes parents. Étaient-ils humains ? J’en doute souvent !

J'ai vécu toute ma jeunesse dans un cirque où grimé, je semblais si irréel, que le public ne se faisait aucun doute sur la simulation, et l'extraordinaire habileté des maquilleuses à me faire passer pour ce somptueux clown pathétique dont le rôle consistait à tourner comme une nouvelle planète autour d'une piste, pour inciter la foule à applaudir, à encourager, à rire.

Comme j'aurais souhaité qu'elle m'écrase sous les applaudissements !

Comme j'aurais souhaité, aussi, l'exterminer d'un simple regard !

En fait, c'était tout le contraire. J'étais adulé, réclamé, vénéré, indispensable élément au bonheur de tous ces gens que j'enviais et haïssais.

Il ne faut pas grand-chose pour qu'ils soient heureux ou semblent l'être. Un peu de lumière, un peu de pittoresque et un pantin qui anime tout cela par des mimes, et le tour est joué. Oui, des mimes. Je suis aussi muet !

 Un jour, constatant que ma vie se résumait au rôle d'une toupie dans un jeu de quilles, je pris la résolution de fuir cette lumière superficielle. Mais, je me rendis aussi compte que je ne savais rien des gens. j'avais pour seule compagne, ma loge et son vestiaire. Ma haine aussi.

 

À suivre.....

 


Retrouvez l'intégralité de mes deux premières nouvelles éditées dans mon livre qui sortira dans peu de temps chez Édilivre Édition.
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