Bienvenue dans mon univers ! Les mots sont pour moi des passerelles intemporelles pour aller vers vous, pour tenter de vous offrir un peu de rêve, de détente dans notre monde souvent si dur et désanchanté.

Merci d'être sur cette page ! J'ai le plaisir de vous annoncer l'édition de mes deux premières nouvelles " Délivrance " et " Ultime confession " aux éditions Caliphae au mois de février 2010. Je vous invite à lire le début de chacune d'entre elles et à me faire part de votre ressenti si vous le souhaitez en utilisant le formulaire installé sous l'extrait de ma seconde nouvelle. Merci !

" Délivrance " est un vif plaidoyer contre la peine de mort que j'ai tenté de développer en imaginant une histoire dans laquelle se mêlent réalité et fiction. Des rebondissements et une fin aussi inattendue vous attendent.

Prologue : 

Au Texas, JERZY SULLIVAN est injustement accusé du meurtre de son amie ALISON CUNNIGHAM. Mais le verdict semble être définitivement enterrinée après une parodie de justice. JERZY vit ses dernières heures..Tout semble perdu pour lui même si aux portes de l'enfer, quelques voix s'élèvent pour réclamer un nouveau procès en osant défier le pouvoir implacable en place. Les ambitions politiques et personnels du gouveneur du Texas n'ont que faire de la vie d'un homme.  C'est alors que dans l'espace, des êtres de lumière entrent en scène...

                                             Délivrance. ( prologue )

Quelque part dans l'espace...

L'assemblée s'était réunie comme d'habitude autour de la table des lumières. Chaque membre avait été choisi en fonction de son niveau de compétence obtenue lors de ses différentes formations. Il y avait là des entités fabuleuses, des êtres proches de la perfection. Cependant, nul d'entre eux n'avait encore atteint le degré de sagesse suprême synonyme d'accession au niveau supérieur final, celui de la plénitude. Quiconque atteignait ce stade était assuré d'échapper à toute nouvelle expérience et de pouvoir faire partie du domaine des âmes essentielles. Pour cela, il fallait prouver son efficacité et ne jamais échouer, ne serait-ce qu'une fois. La mission de ces créatures, hors du temps et de l'espace des hommes, consistait à améliorer le sort des habitants sur les planètes qu'ils avaient découvertes lors de leurs multiples pérégrinations dans le cosmos et au-delà. Il y avait bien longtemps de cela, elles avaient passé des siècles à détecter toutes les formes de vie existantes. Elles avaient recensé des milliards de planètes habitées. Elles avaient étudié l'histoire incroyable de tous ces peuples aussi différents dans leur apparence que dans leur culture. Elles s'étaient nourries de leurs expériences, de leurs connaissances. Elles s'étaient vite rendu compte de leur avance technologique et scientifique. Elles avaient, un jour, décidé que leurs multiples pouvoirs sur les choses et les êtres devaient être mis au service de ceux qui souffraient. En effet, ces créatures ne pouvaient supporter la douleur qu'elle soit physique ou mentale. Certains volontaires étaient donc envoyés sur des bases à des millions d'années lumière de leur planète mère pour tester leur pouvoir télépathique. Si tout se passait bien, ils subiraient encore d'autres épreuves dans d'autres galaxies, fiers d'accomplir leur devoir philanthropique.

 L'accession à la plénitude passait impérativement par ce challenge que ces créatures s'imposaient. Le domaine des âmes essentielles se composait uniquement de créatures qui avaient brillamment réussi toutes les épreuves. Ces âmes goûtaient au plaisir insatiable de se cultiver éternellement, loin de toute contrainte matérielle. Elles n'avaient plus rien à prouver, mais atteindre ce stade de la plénitude pouvait prendre plusieurs siècles. Cela n'avait pas d'importance, elles n'avaient pas la même approche du temps et de l'espace que les terriens par exemple. Ceux qui échouaient poursuivaient tranquillement leurs voyages dans l'espace infini. L'aspect de ces créatures ne pouvait être décrit par le langage des humains. On pouvait néanmoins parler de force énergétique comme des rayons de lumière rassemblés formant un nuage sans forme particulière. Les membres de ce tribunal extraordinaire se réunissaient à la fin de chaque mois pour examiner la table des lumières. Celle-ci était un objet insolite sans pieds, sans forme évidente, translucide. Elle flottait à quelques mètres d'un sol opaque et moelleux enceint par des parois gazeuses et colorées. D'innombrables petits points lumineux multicolores telles des têtes d'épingle affamées, clignotaient comme les yeux de papillons curieux et surpris. Les douze membres de l'assemblée tanguaient, à peine, eux aussi, dans cet espace intemporel. Ils flottaient comme des bulles de savon fragiles de part et d'autre de la table. Nous étions dans un monde mirifique, bien au-delà de notre système solaire, des hommes et de Dieu.


Texas, Etats-Unis. Lundi 20 mars 2000,17h15. Cellule du matricule 12457, Jerzy Sullivan.

Jerzy pouvait à peine entendre les clameurs de la foule en colère à quelques hectomètres seulement de sa cellule. Des caméras de télévision du monde entier braquaient leurs objectifs indécents sur le décor concentrationnaire ambiant. Des policiers armés jusqu'aux dents surveillaient tous ces intrus comme des mouches qu'ils auraient bien voulu écraser.
- Justice ! criaient les uns.
- Assassins ! hurlaient les autres.
D'immenses banderoles écrites dans toutes les langues dominaient cet essaim d'hommes et de femmes réunis comme une ultime prière aux portes de l'enfer. On pouvait y lire une kyrielle de revendications concernant la révision immédiate du procès de Jerzy, des appels à la clémence au gouverneur du Texas. Il avait encore, lui seul, le pouvoir de tout stopper, celui aussi de différer l'exécution capitale imminente du condamné, et celui enfin de relancer à nouveau l'enquête sur cette affaire de meurtre jugée à la va-vite comme si l'on avait besoin d'un bouc émissaire, Jerzy Sullivan en l'occurrence.
Ce dernier était accusé d'avoir étranglé sa petite amie le jeudi 10 avril 1980. Il avait alors 20 ans. Au bout de deux jours d'une parodie d'enquête, il avait été inculpé de meurtre avec préméditation sur sa fiancée, Alison Cunnigham alors âgée de 19 ans, future avocate et surtout blanche de peau.
Jerzy était issu d'une famille modeste de sept enfants, mais il avait néanmoins réussi à obtenir une bourse d'études pour étudier le droit à l'université. C'est là d'ailleurs qu'il avait rencontré, après quelques semaines d'études, la belle Alison.

 

A suivre...

 

" Ultime confession " est une plongée dans la folie d'un nain, clown dans un cirque, qui prend possession du corps d'une femme dont il tombe fou amoureux. Sa folie le conduira à commettre les pires ignominies pour conquérir celle qui deviendra sa proie au fil de l'histoire.

 

 

Ultime confession ( début )

Un jour, il faut bien faire le bilan de sa vie comme si on sentait sa fin imminente. Pourtant, je n'aime pas juger mes actes. Je sais pertinemment que cette introspection va être douloureuse puisque j'ai décidé qu'elle serait sincère. J'ai accepté d'être mon propre miroir. J'ai accepté de vous dire la vérité, rien que ma vérité comme si j'étais l'accusé dans un tribunal où l'humanité scruterait le moindre de mes gestes, disséquerait mon discours pour mieux épouser mes pensées et devenir moi-même. Je suis votre conscience. Je suis Vous ! Vous êtes Moi !

J'ai toujours vécu dans le Nord de la France, de Dunkerque en passant par Valenciennes ou Lille, mais aussi à Bavay et à Boulogne. Le Nord de la France a toujours été mon territoire de chasse favori.

Qu'ai-je fait d'aussi grave pour m'abandonner ainsi à votre jugement ? Pourquoi, la nécessité d'écrire, de me livrer ainsi à vous ? Pourquoi ce besoin de confession ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Avant tout, je vais vous demander de me croire ! Oh ! Je sais ! Ce qui va suivre risque de vous surprendre, de vous déstabiliser tant mon témoignage est incroyable. Certains n'iront pas plus loin que la première page, incapables de croire à mon histoire, au récit de ma vie. Pour ceux-là, il n’y a rien à faire. Il n'y aura jamais rien à faire !

J’ai peur de ne pas être à la hauteur ! Je ne suis pas écrivain. Je crains que mon écriture vous déçoive. Mais, assez de tergiversations, entrons vite dans le vif du sujet !

J'ai vécu dans le corps et l'âme d'une femme une partie de mon existence ! Oui, oui, vous avez bien lu ! J'ai déménagé plusieurs fois et certaines maisons bourgeoises doivent encore garder en elles l'empreinte de mon âme, l'odeur de mon corps comme celle d'un fantôme meurtri.

La nature ne m'a pas gâté et si " Elephant man " rejaillissait de ses cendres, il se sentirait sans doute Apollon à côté de ce débris humain qui tente d'implorer votre pardon. Plus nain que le plus minuscule des nains, mon visage ne ressemble pas non plus à quelque chose d'humain. En fait, je pense que je n'ai jamais eu ni visage ni taille. Je ne suis qu'une apparence difforme, un vermisseau, une larve grotesque, une énigmatique preuve de l'absurdité humaine.

Je n'ai jamais connu mes parents. Étaient-ils humains ? J’en doute souvent !

J'ai vécu toute ma jeunesse dans un cirque où grimé, je semblais si irréel, que le public ne se faisait aucun doute sur la simulation, et l'extraordinaire habileté des maquilleuses à me faire passer pour ce somptueux clown pathétique dont le rôle consistait à tourner comme une nouvelle planète autour d'une piste, pour inciter la foule à applaudir, à encourager, à rire.

Comme j'aurais souhaité qu'elle m'écrase sous les applaudissements !

Comme j'aurais souhaité l'exterminer d'un simple regard !

En fait, c'était tout le contraire. J'étais adulé, réclamé, vénéré, indispensable élément au bonheur de tous ces gens que j'enviais et haïssais.

Il ne faut pas grand-chose pour qu'ils soient heureux ou semblent l'être. Un peu de lumière, un grain de pittoresque et un pantin qui anime tout cela par des mimes, et le tour est joué. Oui, des mimes. Je suis aussi muet !

 Un jour, constatant que ma vie se résumait au rôle d'une toupie dans un jeu de quilles, je pris la résolution de fuir cette lumière superficielle. Mais, je me rendis aussi compte que je ne savais rien des gens. j'avais pour seule compagne, ma loge et son vestiaire. Ma haine aussi.

Pour seule amie, pour seule ennemie, j'avais ma conscience, torturée, formidable instrument machiavélique au pouvoir insoupçonné. Mon imagination était débordante, troublante. Mille et une questions traversaient mon esprit, mais, il en est une qui me hantait, comme imprimée en permanence dans mon cerveau.

- Comment connaître l'amour ?

 

A suivre...J'espère que la mise en ligne du début de mes deux nouvelles vous donnera l'envie de les lire dans leur intégralité..J'avoue avoir un peu d'appréhension car je me lance dans un exercice de style tout à fait nouveau mais j'aime ça ! Mon imagination galope... Merci de faire part de vos remarques, de votre ressenti en utilisant le formulaire ci-dessous si vous le souhaitez. Rien à voir avec l'écriture de textes de chansons,mais c'est tout aussi passionnant...J'attends vos remarques avec intérêt et curiosité...Merci beaucoup ! Je remercie FREDERIC LA CANCELLERA d'avoir été touché par mes deux premières nouvelles et d'avoir la volonté de les éditer dans un nouveau livre qui sortira début 2010 aux éditions Caliphae qu'il a fondées. Il en faut du courage, de la passion et de l'obstination pour oser de lancer dans l'édition ! J'ai actuellement un conte en préparation....Je vous en reparlerai..

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  • #7

    Alain Engel (vendredi, 13 novembre 2009 20:23)

    Entrée en matière prometteuse qui capte très vite l'attention du lecteur. On attend la suite avec impatience...

    Amicalement

    Alain

  • #6

    Émilie Rioux (dimanche, 08 novembre 2009 20:21)

    Il est très intéressant de vous découvrir dans un univers autre que des textes de chansons. Je ne suis pas surprise de vous voir explorer d'autres univers, vous êtes tellement passionné de l'écriture.

    Émilie Qc

  • #5

    Marie Louise Monast (jeudi, 05 novembre 2009 15:44)

    Bravo! Vous êtes un conteur-né! Très bien ficelé comme apéro!J'ai hâte de lire la suite...

  • #4

    Carole Lussier (jeudi, 05 novembre 2009 03:02)

    Wow !... Ça promet !... Et ça nous laisse juste assez sur notre faim pour désirer le reste... hi, hi !

    Bravo, Jean-Michel. Tu es sur la bonne voie.

    Tendresse,

    Carole

  • #3

    Marie-Andrée (jeudi, 05 novembre 2009 02:38)

    Coucou, j'ai bien hâte de lire ces deux nouvelles. Bravo tu n'as pas que le talent de parolier à ce que je lis. Bravo tu es vraiment doué. Bisous,bisous

  • #2

    Denyse barbeau (jeudi, 05 novembre 2009 00:43)

    Délivrance que j'ai toujours gardé et que je relie parfois c'est magique.Ultime confession qui est tout à fait différant me semble sortir d'un film d'horreur.je ne sais pas où tu vas avec cela mais j,adorerais bien le savoir.Tu est fais pour écrire des romans.Le début de cette nouvelle nous met déjà en transe.Bravo.Il n"y a que ce mot qui me vient pour te dire combien j'adore.

  • #1

    DEBIEUX Valérie (mercredi, 04 novembre 2009 22:47)

    Bonsoir Jean-Michel,
    J'aime beaucoup et j'ai envie d'en savoir plus ! Bravo de te lancer dans l'écriture de nouvelles. Il faut passer d'un style à l'autre. Il faut oser... se libérer et foncer...
    C'est très bien écrit: fluide et efficace. Je me réjouis de lire la suite...
    Tous mes encouragements et je formule mes voeux de succès et de réussite pour toi !
    Bien amicalement,
    Valérie

page mise en ligne le mercredi 4 novembre 2009.