Paul Mahoni, auteur compositeur français. Cliquez sur sa photo pour aboutir sur son site officiel. Merci !Paul Mahoni, auteur compositeur et interprète français vivant dans la région parisienne. Paul est à ce jour l'un des artistes qui a mis le plus de mes textes en musique pour les interpréter. Merci Paul ! Je vous invite à découvrir les neuf chansons réalisées à partir mes paroles grâce au player ci-dessous. Vos commentaires sont également les bienvenus. Merci ! Sous ce player, la vidéo d " André " le mardi 4 varil 2006 à la salle Watremez à Roubaix. Un texte sur l'exclusion hélas de plus en plus banalisée dans nos sociétés dites civilisées. Merci Paul ! Cette page pour te remercier !
Mes textes dans l'ordre de leur diffusion.
Ils ne sont pas encore tous placés mais ce sera fait dans peu de temps...
André.
André a le regard noyé dans sa bouteille
Son dernier port, son dernier soleil
André ne rêve plus depuis longtemps, il tangue
Mourir dans la rue, le corps exsangue
Il parle tout seul, les gens se moquent de lui
Des pièces résonnent parfois sur le trottoir, son lit.
Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp
Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc
Que m'importe de mourir, je suis déjà mort
Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )
André titube, virevolte et on dirait qu'il danse
Mais il fouille dans les poubelles en silence
Digne dans l'urgence, son privilège, sa fierté
Et au fond de ses yeux , tant d'humanité
Il dort n'importe où mais il ne dort pas, il tombe
André ne rêve plus, il étouffe dans la ville sa tombe
Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp
Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc
Que m'importe de mourir, je suis déjà mort
Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )
Pont 1.
Rouge comme le vin ce sang dans mes veines
Trop jeune pour rejoindre d'autres plaines
C'est sûr, je ne gagnerai pas au change.
Pont 2.
Mais André ne dit même plus merci, il trinque
À la santé de tous ces badauds impudiques
Mais André ne dit même plus merci, il trinque
À la santé de tous ces badauds impudiques
Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp
Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc
Que m'importe de mourir, je suis déjà mort
Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )
Chaplin.
Pas plus grand que trois pommes
Vous faites rire tous les hommes
L'écran votre destin
Le roi du pince-sans-rire
La poésie votre empire.
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Vive les temps modernes
Quand l'humour nous gouverne
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Avec vous plus de spleen.
Dans votre chapeau melon
Des rêves, des violons
Les lumières de la ville
Qui recouvrent le monde
Pour qu'en moins d'une seconde
L'humanité jubile
Soignant les dictateurs
Avec votre bonne humeur.
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Vive les temps modernes
Quand l'humour nous gouverne
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Avec vous plus de spleen.
Et dans votre regard tendre
De la douceur à revendre
La ruée vers l'or, l'espoir
Et tant de belles histoires
La beauté en noir et blanc
Zoom sur l'amour, gros plan
Le cinéma muet
Comme un brin de muguet
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Vive les temps modernes
Quand l'humour nous gouverne
Merci Monsieur Chaplin
Avec vous plus de spleen
Avec vous plus de spleen.
Omérine
Anonyme, prisonnière de sa machine
Les mains usés, répétant les memes gestes
Au soir du dix-neuvième siècle fuyant la peste
Omérine sur son métier s'incline,
La sueur perle sur son visage blême
Des heures entières à filer la laine
Rendue sourde par un vacarme sans gêne
Omérine, l'ombre d'elle-même.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois
Misérables mais de l'or au bout des doigts
Merveilles de courage sous un ciel sans âme.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois.
La cadence s'accélère, impitoyable
Les visages se crispent, les rides s'affirment
Le danger guette prêt à rendre infirme
Omérine s'applique, imperturbable,
Dans ses yeux, le reflet de son travail
Cette laine fine qui brille dans l'atelier
Omérine sûre d'elle s'active sans broncher
La faim lui ronge les entrailles.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois
Misérables mais de l'or au bout des doigts
Merveilles de courage sous un ciel sans âme.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois.
Pour tout luxe, sa mansarde, son château
Quand les élégantes s'inquiètent de leur chapeau
Dans une courée où la pauvreté se rassemble
À l'abri des regards dans des courées qui tremblent,
Omérine gagne trois, quatre sous, une fortune
Un peu de pain, du lait pour son p'tit Quinquin
Son fils, son Dieu qui repose sur son sein
Omérine si belle enfin sous la lune.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois
Misérables mais de l'or au bout des doigts
Merveilles de courage sous un ciel sans âme.
Ne jamais oublier l'histoire de ces femmes
De ces ouvrières du Nord d'autrefois.
4 Commentaires
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#1
Je prends toujours beaucoup de plaisir à écouter Paul !
Bises et bon week end,
Katia -
#2
Quand Paul interprète une chanson il la vit et nous la transmet avec son coeur et ses tripes et j'ai eu beaucoup de plaisir à le rencontrer et à l'accompagner un peu...
Bises à toi Jean-MIchel et à Paul...
Myrabelle -
#3
André et Omérine: deux chansons qui m'ont particulièrement touchée. Les sans abris et les années de la grande noirceur de chez-nous me parlent au coeur.
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#4
Magnifique interprétation de toutes ces belles chansons. Un ressenti particulier pour l'interprétation d'Omérine qui m'a fait voyager plus de 40 ans en arrière dans mon nord natal, où ma maman était fileuse à Roubaix.
Merci également à Jean-Mi, pour ce beau partage 
Page mise en ligne le 22/08/08 et modifiée le 03/05/09 à 12 H 00.
Bienvenue dans mon univers !
Les mots sont pour moi des passerelles intemporelles pour aller vers vous, pour tenter de
vous offrir un peu de rêve, de détente dans notre monde souvent si dur et désanchanté.

